
LE
NUMÉRIQUE
DURABLE
Le numérique est un sujet majeur du 21ᵉ siècle, présent dans notre vie quotidienne. Il consomme énormément de ressources et des questions se posent face à son rôle concernant le changement climatique. Toutefois, il peut apporter une contribution positive.
I. LES SMART CITIES : QUAND LE NUMERIQUE TRANSFORME LA VILLE

Les smart cities (ou villes intelligentes) utilisent les technologies numériques, notamment l’Internet des objets (IoT), pour améliorer la gestion urbaine, réduire l’impact environnemental et améliorer la qualité de vie des habitants. Grâce à des capteurs et à l’analyse des données en temps réel, les villes peuvent optimiser leurs infrastructures, leurs services et leur consommation de ressources.
Copenhague : une smart city au service de la neutralité carbone
La ville de Copenhague est souvent citée comme l’un des exemples les plus avancés de smart city engagée dans la transition écologique. Son ambition est d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2025 en utilisant les technologies numériques pour optimiser la gestion des ressources et réduire les émissions de CO₂. La ville a mis en place des capteurs connectés pour mesurer la qualité de l’air, suivre le trafic urbain, moduler l’éclairage public en fonction de l’utilisation réelle, et optimiser la collecte des déchets. Une vaste plateforme de partage de données permet aux services publics et aux entreprises privées de collaborer afin d’améliorer la gestion du stationnement, de l’eau et des réseaux urbains.
Cette approche fondée sur la donnée rend la ville plus efficace, améliore la qualité de vie des habitants et réduit l’impact environnemental des services urbains. Elle montre comment la smart city peut être un levier concret pour atteindre des objectifs climatiques ambitieux tout en impliquant des acteurs multiples dans la gestion des systèmes urbains.
Singapour : l’optimisation de l’espace urbain grâce aux capteurs
Singapour est une autre ville emblématique de la smart city. Pour gérer un territoire densément peuplé, elle s’appuie sur des capteurs IoT distribués dans toute la ville, capables de collecter des données en temps réel sur des paramètres variés comme les flux de trafic, l’occupation des espaces publics, l’énergie ou les infrastructures. Ces données permettent d’anticiper les embouteillages, d’adapter l’offre de transports, de planifier les rénovations urbaines et d’organiser les services publics de manière dynamique.
Grâce à ces dispositifs, Singapour optimise l’utilisation de l’espace urbain, améliore la mobilité et augmente l’efficacité des décisions prises par les autorités municipales. L’IoT n’est pas seulement une technologie : c’est un outil au service de la gestion proactive des défis urbains.
L’Internet des objets (IoT) au cœur des smart cities

L’Internet des objets (IoT) désigne l’ensemble des objets connectés capables de collecter et transmettre des données sans intervention humaine directe. Dans une smart city, ces capteurs sont déployés dans les rues, les bâtiments et les infrastructures pour mesurer en temps réel des indicateurs comme la qualité de l’air, la circulation ou l’utilisation des services publics. La collecte continue de ces données permet aux systèmes urbains de passer d’une gestion réactive à une gestion prédictive, anticipant les besoins des citoyens avant même qu’ils ne se manifestent.
Analyse en temps réel : air et trafic
Un des grands avantages des villes intelligentes est la capacité d’analyser les données en temps réel. Par exemple :
Analyse de la qualité de l’air : les capteurs mesurent la pollution atmosphérique dans différents quartiers, permettant d’identifier les zones sensibles et de prendre des mesures ciblées pour protéger la santé des habitants.
Analyse du trafic routier : grâce aux données des capteurs, les autorités peuvent adapter les feux de circulation, recommander des itinéraires alternatifs et réduire les embouteillages, ce qui diminue aussi les émissions polluantes.
Ces analyses améliorent non seulement la fluidité des déplacements, mais aussi la durabilité environnementale et la santé publique dans l’espace urbain.
II. LES PLATEFORMES DE SECONDE MAIN


La seconde main est un moyen de réduire l’impact écologique de nos consommations et le numérique ne fait que rendre cela plus accessible. En effet, il est plus facile de trouver son bonheur dans un large catalogue que dans une friperie d’un village.
Ainsi l’essor des plateformes de seconde main, porté par des acteurs comme Vinted ou Leboncoin, redéfinit nos habitudes de consommation. Si l’industrie de la mode reste l’une des plus polluantes au monde (générant 4 milliards de tonnes de CO₂ par an selon l’Ademe), le marché de l’occasion s’impose désormais comme une alternative de poids, pesant 7 milliards d’euros en France en 2024.
Un impact environnemental chiffré et significatif
Sur le papier, le bénéfice environnemental est incontestable. Chaque article acheté d’occasion sur une plateforme comme Vinted permet d’éviter, en moyenne, l’émission de 1,8 kg de CO₂ équivalent par rapport à un produit neuf. Globalement, cela a représenté une économie de 453 kilotonnes de CO2 pour la seule année 2021. L’impact est encore plus frappant dans le secteur technologique, où l’achat d’un smartphone d’occasion réduit les émissions de 77% à 91%.
Une mutation culturelle vers la circularité
La seconde main n’est plus un choix par défaut, mais une préférence. Pour 20 % des utilisateurs de Vinted, l’occasion est devenue le premier choix, motivé par des préoccupations environnementales et sociales. Cette prise de conscience est partagée par 72 % des Français, en hausse constante. Le discours des plateformes a réussi à intégrer la vertu écologique au cœur de l’acte de vente : 46 % des acheteurs déclarent agir par souci d’écologie et pour limiter le gaspillage.
Limites du seconde main numérique
Toutefois, cela n’est pas un modèle parfait. Tout d’abord, Vinted encourage les livraisons de grandes distances, augmentant ainsi l’impact carbone de la seconde main. De même, de nombreux articles issus de la fast fashion se retrouvent sur Vinted en étant quasiment neufs ; la possibilité de revendre facilement incitant les personnes à consommer d’autant.
III. L’IA AU SERVICE DE L’AGRICULTURE DURABLE
L’IA peut être mobilisée au profit de l’agriculture, donnant lieu à des économies et à un bien-être écologique.
Les données recueillies par satellite ou par sonde permettent de détecter les maladies ou parasites. Ainsi les traitements chimiques ou non seront appliqués seulement quand besoin est, et dans des quantités plus raisonnables. Par ailleurs, les algorithmes vont apprendre et améliorer leurs performances au fil du temps.
À l’heure où l’eau commence à devenir un enjeu, il est important de maximiser l’usage de cette ressource. L’IA calcule le besoin hydrique des plantes en fonction des précipitations, des prévisions météo et des types de cultures. Permettant ainsi une meilleure allocation des ressources.
NOTIONS A RETENIR :
Numérique durable : le numérique a un impact environnemental important, mais peut aussi devenir un levier pour la transition écologique s’il est bien utilisé.
Smart cities : les villes intelligentes utilisent les données et l’IoT pour optimiser les ressources, réduire les émissions et améliorer la qualité de vie (exemples : Copenhague, Singapour).
Internet des objets (IoT) : des capteurs connectés collectent des données en temps réel (air, trafic, énergie) pour une gestion urbaine plus efficace et durable.
Seconde main numérique : les plateformes comme Vinted ou Leboncoin favorisent l’économie circulaire et réduisent les émissions de CO₂, malgré certaines limites (transport, surconsommation).
IA et agriculture durable : l’intelligence artificielle permet d’optimiser l’irrigation et de limiter l’usage de produits chimiques, en améliorant la gestion des ressources naturelles.